Brunch & Petits-déjeuners

Trilogie safranesque – 2ème opus : Voyage d’exception au pays de l’or rouge et confiture de pêches de vigne safranée de circonstance

Le pays de l’or rouge ! 

Rappelez-vous, je vous y avais
déjà entrainé il y a de cela quelques mois.  Je vous embarque à nouveau aujourd’hui pour un
merveilleux voyage aux confins du Loir et Cher, poursuivant ainsi notre
trilogie afin de filocher ces trois fameux filaments qui nous mèneront au
firmament du goût !

C’est en foulant du pied le tapis de crocus fraîchement répandus,  que le sentiment profond d’être accueilli
comme un hôte de choix nous empare. L’intuition se confirme lorsque nous nous retrouvons
 confortablement installés dans un
fauteuil de la demeure familiale, dégustant au coin de l’âtre une décoction
maison réalisée avec les herbes du jardin attenant, et  conversant avec joie entre amis de longue date.

Après quelques mots et sourires échangés, l’heure est venue
de prendre la route, fin prêts pour découvrir le champ de nos espoirs recélant
d’or rouge. Mais pour atteindre le champ promis, un long voyage dans le temps nous
attend, à moins que ce ne soit justement hors du temps, je vous laisse seul
juge… il nous faudra en effet traverser les terres mongoles en compagnie
d’Alexandre le Grand flanqué d’une armée aussi couarde que crédule !

Enfin nous arrivons au champ promis !

Lové entre deux lopins de terre, il ne paye de prime abord
pas de mine. Selon son bon vouloir, le crocus choisira le moment opportun pour
dévoiler sous nos yeux ébahis un océan pourpre 
où l’on voit poindre ici et là, graciles et délicats ses filaments
flamboyants, l’or rouge de notre quête ardente !

A ce stade, la cueillette n’attend pas mais se veut
délicate. C’est pourtant en toute confiance et dans un élan de partage que
Stéphane et Fabrice nous invite à participer avec eux à la délicate opération
que constitue le ramassage de ce pistil aussi précieux que fragile une fois la
passation du savoir des  gestes techniques
accomplie.

Le chemin retour se déroule emprunt d’une liesse unanime
avec la certitude commune de posséder au creux de nos paniers le plus précieux
des trésors.

Et c’est autour d’un thé safrané que s’opère la plus
délicate mais ô combien cruciale étape de l’émondage où chacun doit séparer les
filaments de la fleur de crocus sans y toucher cependant au risque d’altérer
leur odeur originel, les filaments étant en effet de redoutables capteurs
d’odeurs. Et c’est avec la satisfaction du travail bien fait, que chacun
s’éclipse laissant nos deux alchimistes du goût refermer délicatement la porte
derrière nous,  conservant ainsi farouchement
le secret de transformation de cet or rouge qui fait toute leur richesse.

La saison de la cueillette bat son plein, aussi je ne peux
que vous encourager à partager avec ses trublions du goût cet événement  qui, grâce à leur passion et à leur
enthousiasme, font de la récolte du safran un moment d’exception!

La safranière de la Chapelle
Vicomtesse
 

1 route de Vendôme

41270 La Chapelle Vicomtesse

Tel : 02 54 80 52 96



   

Trilogie safranesque – 2ème opus : Voyage d’exception au pays de l’or rouge et confiture de pêches de vigne safranée de circonstance


Confiture de pêche de vigne au
safran inspirée par « la fée des confitures »


Trilogie safranesque – 2ème opus : Voyage d’exception au pays de l’or rouge et confiture de pêches de vigne safranée de circonstancePour une
douzaine de pots standards

2,6kg de
pêches de vigne, soit 2kg net

1,4kg de
sucre cristallisé

30 pistils
de safran

Le jus d’un beau
citron

Le 1er jour

Plongez les
pêches pendant 1 minute dans l’eau bouillante, puis rafraîchissez-les dans
l’eau froide. Pelez-les, coupez-les en deux et dénoyautez-les. Puis coupez-les
en fines lamelles.

Versez les
lamelles de pêche, le sucre, les pistils de safran et le jus de citron dans la
bassine à confiture et portez à frémissement en mélangeant de temps en temps.

Versez le tout dans un saladier, couvrez d’un film alimentaire et réservez au
frais pendant une nuit.

Cela permet
aux fruits de s’imprégner délicatement du sucre.

Le 2ème jour:

Versez la préparation dans la bassine à confiture et portez à ébullition en
mélangeant délicatement. Maintenir la cuisson à feu vif pendant 5 à 10 minutes
environ en remuant continuellement. Écumez soigneusement.

Vérifiez la consistance de la confiture en faisant le test de l’assiette* ou en plongeant votre thermomètre à sucre dans la préparation.  Lorsque celui-ci indique 105°c cela signifie
que le sirop est arrivé à concentration, signe que la confiture est prête.

Pour celles
et ceux qui ne tiennent pas aux morceaux dans leur confiture, c’est le moment
de  donner quelques tours de batteur
plongeant afin d’atténuer les morceaux.
Otez la bassine du feu, mettez aussitôt la confiture en pots et refermez
immédiatement les bocaux. Retournez-les jusqu’à complet refroidissement. Puis
étiquetez-les le lendemain avant de rejoindre leurs comparses sur les étagères
de votre placard.

Pourquoi
faire la confiture en deux temps, voir trois ?

Cela permet
au fruit de se gorger progressivement du sucre et de préserver sa texture.

Pourquoi
écumer, une mousse se forme à la surface sous l’effet de la chaleur, ce sont
toutes les impuretés qui remontent. En les ôtant, on prolonge le temps de vie
de la confiture en optimisant les conditions de conservation.

*Test de l’assiette : Verser un peu de confiture sur une assiette,
passer son doigt au milieu afin de faire un trait, si le trait se referme,
prolonger la cuisson, la confiture n’est pas assez prise. Si la marque du trait
reste et que la confiture n’a pas bougé, cela signifie que la consistance est
bonne, vous pouvez procéder à la mise en pot.

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