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Maths de malheur et Œufs au lait aux douces saveurs de l’enfance

Maths de malheur et Œufs au lait aux douces saveurs de l’enfance
Mes années d’école figurent parmi mes meilleurs souvenirs.
Années d’insouciance s’il en est, années d’apprentissage aussi, années de belles amitiés surtout. Oui, ces années résonnent encore aujourd’hui joyeusement dans ma mémoire.

Mais, car il y a toujours un mais, surtout dans les histoires qui coulent comme des fleuves un peu trop tranquilles… Et ce mais revenait un peu trop souvent à mon goût, dans l’emploi du temps de ma semaine. Ce mais m’agressait à coup de formules barbares, me malmenait de chiffres à l’infini, me martyrisait avec des théorèmes gores où Pytha n’avait jamais son mot à dire.

Oui, je détestais les math ! Les déteste encore aujourd’hui et les détesterai probablement à tout jamais.

Maths de malheur et Œufs au lait aux douces saveurs de l’enfance
Alors, lorsque le tableau se blanchissait à tort et à travers de matheuses formules, s’assombrissait d’incompréhensibles fractions, s’obscurcissait d’hasardeuses équations, mon esprit s’envolait vers des contrées plus clémentes où l’abstraction n’était pas mathématiques, ni les suites logiques et où les formules n’ étaient autre que magiques. Il arrivait parfois que le charme soit rompu par la voix du savoir me ramenant à ma triste réalité du moment, me faisant replonger dans ces nébuleuses où je perdais vite pied. Alors mon regard se portait fébrilement au dessus de ces démonstrations à la logique impalpable vers l’horloge où s’égrainait mon ennui avec une lenteur insolente.

Maths de malheur et Œufs au lait aux douces saveurs de l’enfance
Et lorsqu’enfin la cloche retentissait au son de ma délivrance, l’envie de fuir ces matheuses formules se faisait impérieuse et je sortais alors de classe avec l’énergie du fugitif en cavale, laissant derrière moi fractions, équations et livres, ce qui m’exposerait à une incontournable punition plus tard à la maison.
J’enfourchais alors mon vélo, et pédalais, pédalais aussi vite que mes jambes de 10 ans me le permettaient, comme si chaque coup de pédales m’éloignait plus sûrement de ces math de malheur !


Je me réfugiais alors chez mes grand parents et trouver dans ce foyer tant chéri un réconfort salutaire à la hauteur de mes déboires arithmétiques. Et quand venait l’heure du goûter, de douces effluves s’échappaient de la cuisine où ma grand-mère ne manquait pas de panser mes plaies à grand renfort de gouteux placebos. C’était à ce prix que le traumatisme subi s’estompait un peu plus à chaque cuillerée. Des douceurs pour dissiper les malheurs, ça c’est mathématique !

Maths de malheur et Œufs au lait aux douces saveurs de l’enfance
Œufs au lait
Pour 4 à 6 ramequins
1/2l de lait
4 à 5 cuillerées à soupe de sucre vanillé maison
1 pincée de sel
3 œufs

Maths de malheur et Œufs au lait aux douces saveurs de l’enfance

Le pas à pas
Préchauffez votre four à 180°c
Faites bouillir votre lait avec le sucre et la pincée de sel
Battez les œufs en omelette. Y incorporer le lait bouillant sans cesser de fouetter. Répartissez le mélange dans les ramequins.
Déposez-les dans la plaque creuse du four rempli d’eau. Faites cuire au bain marie environ 25mn. Retirez, laissez refroidir et dégustez.

Astuces
Sucre vanillé maison : C’est tout simple, remplir un bocal avec du sucre et y glisser quelques gousses de vanille, refermer et conserver dans un endroit sec.

Variations sur le même thème : Les œufs au lait peuvent se décliner selon vos envies, mes variations préférées : zeste d’agrumes, fève tonka, cannelle.

Maths de malheur et Œufs au lait aux douces saveurs de l’enfance

Ma recette participe au concours “Les bons goûters de maman” organisé par Marie “Les petits plats de Trinidad” et Sandra “Ok c’est bon”.

Maths de malheur et Œufs au lait aux douces saveurs de l’enfance
Pour participer, je vous invite à prendre connaissance du concours sur leur site ! Vous avez jusqu’au 15 octobre minuit pour envoyer votre recette !

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